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 Vote concours 1 livre : du 28.05.10 au 5.06.10

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Texte I.
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Texte II.
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Texte III.
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Texte IV.
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Sans vote.
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Total des votes : 7
 

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Féminin Messages : 3

MessageSujet: Vote concours 1 livre : du 28.05.10 au 5.06.10   Ven 28 Mai - 12:04

-> Dure une semaine.
-> Ne votez pas pour votre texte.
-> Dites pourquoi vous préférez tel texte.
-> N'hésitez pas à souligner qualités et défauts des textes.
-> N'hésitez pas à conseiller gentiment les participants.

Enjoy !

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Texte I.

La plume de l'espoir.

Je passais entre les rayonnages de livre, regardant les titres ici et là, prenant parfois un bouquin dont la couverture m'avait plus ou attirée, je lis alors le titre et le résumé, puis je le repose après un regard désolé sur le prix. C'est toujours pareil. Chaque samedi après-midi, je viens ici, dans le même magasin, errant entre les étagèrent pour chercher un passeport pour le rêve dans mes moyens. Depuis la fermeture pour travaux de la bibliothèque, je ne manque jamais ce rendez-vous, et il s'est allongé. Mais c'est un besoin, pour moi, vous comprenez? Je suis obligée de venir ici, dans ce lieu d'évasion, où je reste parfois un peu pour lire le début, un début que ne me donne que plus envie d'acheter le livre complet. Mais je ne peux presque jamais.
Ma vie est plutôt triste : mes parents sont en plein divorce, ils ne s'occupent plus de moi, et je me fais engueuler quand je leur en parle. Je suis fille unique, donc seule. Je m'occupe donc de moi-même comme je peux. Au collège, on se moque de moi, on me charrie. Je suis vue comme une créature bizarre parce que j'ai toujours un livre sur moi, on me fait des farces idiotes. Et surtout, le plus important : même là-bas, je suis seule. Pas d'amis, pas de copains, à peine des connaissances. Ça viens sans doute un peu de moi, aussi. Vous savez, quand personne ne veut de vous, quand les groupes sont déjà formés, quand personne n'a de point commun avec vous, quand vous n'osez pas faire le premier pas, ça devient une habitude. Je voudrais toujours rire avec des amis, comme je le vois faire autour de moi, et m'amuser à courir après un copain comme une gamine, mais je ne peux pas. J'aurais l'air encore plus bizarre si je le faisais seule, vous ne pensez pas?
Alors je me suis habituée à la solitude, je me suis renfermée malgré moi. Les destinées de héros, ce n'est pas pour moi, mais c'est mon seul échappatoire. J'adore lire, c'est mon monde à moi. Il suffit que je lise la première page pour être déjà dans un autre monde, pour vivre avec les personnages, rire avec eux, pleurer pour eux, être heureuse. Je ne sais pas si c'est mon de m'enfermer dans l'irréel, mais sans ça, je ne pourrais pas tenir. Sans ça, je... je ne sais pas ce que je ferais. C'est pour ça que la lecture est aussi importante que l'écriture à mes yeux. Car j'ai aussi besoin d'inventer mes histoire, des histoires où je suis heureuse, ou des suites à mes séries préférées. Ma chambre est pleine de livres, et un jour, je publierais mon livre à moi!
Je marchais donc à pas lents entre les romans, souriant quand je reconnaissais une de mes lectures, curieuse quand il s'agissait de terrains inconnus, passant sans commentaire devant ceux que je n'avais que moyennement aimé. Il était là, au bout de la rangée.
Ce n'était pas un livre. Oh non, ce n'était sûrement pas un livre, ni un manga, ni un quelconque autre monde imaginaire. Lui, il était réel. Il était adossé à une des étagères et il lisait avec attention un de mes livres préférés. Après, c'est allé tout seul. Je me suis avancée vers lui, et le dialogue s'est installé avec une aisance et une rapidité qui me déconcerta, moi qui n'avait pas parlé à un inconnu depuis si longtemps!
Comme quoi, vous auriez tort de sous-estimer le pouvoir des mots écrits sur du papier.

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Texte II.

Au fond, la vie n'est qu'un livre où l'on est le personnage principal, dont l'auteur serait Destin.

Penny a 11 ans et Penny n'aime pas lire. Elle déteste les livres. C'est la pire chose que l'Homme ait pu inventer. Rien que d'en voir un, son cœur se pince. Pour elle, c'est une torture de devoir lire un livre pour tel ou tel cours. Ce petit objet, avec de simples feuilles barbouillées de mots, hante ses cauchemars toutes les nuits, et c'est la sueur perlante sur son corps qu'elle se réveille, ses longs cheveux châtains collés sur son front. Un simple livre. Et pourtant, sa bibliothèque débordait de livres. Qu'elle a finit par mettre dans un gros carton, que Penny a laissé sur le feu, son beau visage ruisselant de chaudes larmes, son corps secoué par des sanglots incessants. Pourquoi une telle haine pour un simple livre, qui ne fait qu'être lu, par son lecteur ? Pour vous et moi, cela semblerait idiot de brûler des livres, et d'en finir, alors que votre unique passion est de les dévorer les uns après les autres. Pourtant, pour Penny, un simple livre est un meurtrier, qui ne finit pas en prison. Rien que les mots « livre » et « lire » sont désormais bannis de son langage. L'un d'entre eux avait tué Cathy. Et pour Penny, Cathy était irremplaçable.

16h29. Enfermée dans sa petite salle de classe, Penny regardait sa montre. Plus qu'une minute avant que la cloche sonne. Elle n'attendait que ça, qu'il soit 16h30, qu'elle puisse enfin sortir dehors, remplir ses poumons d'un air pur, même si il était lourd à cause de ce chaud soleil de début mai. Chaque seconde devenait heure. Elle tourna la tête, son regard perdu dans l'océan bleu qui s'étirait là-haut, où le soleil était maître, où un bel oiseau au manteau blanc de coton se laissait planer. Driiiiing ! L'horrible son de la cloche que pourtant elle aimait tant la fit sursauter, et c'est heureuse, qu'elle quitta rapidement la salle de classe, emportant son sac sur son épaule. Marchant rapidement, elle avait hâte de rejoindre sa sœur, qui lui souriait, son visage d'ange encadré par ses cheveux châtains, ses yeux verts pétillants de malice. Penny courut pour la rejoindre, se jetant dans les bras de Cathy, les larmes aux yeux. Cathy prit sa sœur dans ses bras, en s'écartant de la foule de parents d'élèves qui étaient venus récupérer leurs marmots. Penny fourra sa tête dans son cou, heureuse de retrouver sa sœur qui était partie deux semaines en Chine, la laissant seule. Mais elle était revenue. Cathy serra Penny contre elle.

- Voyons Penny, calme-toi.
- Mais... Tu m'as abandonné pendant deux semaines...
- C'était si long que ça ?
- Oui.

Cathy sourit et reprit :

- Le lycée m'a donné la permission d'une journée libre après ce voyage. C'est pourquoi je suis là.
- Autant en profiter...
- Tu veux aller quelque part, Cathy ?
- Pourquoi pas à la bibliothèque ?
- Oh oui !!!

Se relevant, Penny attrapa la main de Cathy, heureuse que sa sœur l'accompagne à la bibliothèque, le sanctuaire des livres, l'endroit que les deux jeunes filles aimaient le plus au monde. Depuis toute petite Cathy, aimait lire, c'était sa plus grande passion. Elle pensait que lire, c'était se détacher du monde qui nous entoure, parcourir des terres inconnus inventés par l'imagination d'une seule personne, pour ressentir des choses que seul le bonheur de lire un bon livre nous procurait, s'abandonner à un monde de merveilles, pour quitter la monotonie de tous les jours. Les livres avaient le pouvoir par de simples mots, de nous faire pleurer, de nous faire rire, sourire, de nous faire souffrir, nous procurant un délicieux sentiment de bonheur. C'était ça, qu'il y avait de si merveilleux dans ces livres. La liberté d'expression. Par sa plume, l'écrivain piégeait notre cœur, décidant de ce qu'il ressentira. C'est pour ça que Penny aimait lire. Penny avait toujours eu envie d'aller à la bibliothèque avec sa sœur, qui lui avait fait découvrir ce monde magique. Donc, elle était heureuse. Mais elle ne savait pas encore ce qui arriverait à Cathy, lorsque celle-ci franchirait les portes du sanctuaire, sinon, elle aurait eu envie de faire marche arrière. Mais c'était trop tard. Le destin avait déjà trempé sa plume dans l'encre noire, déjà écrit ce qui arriverait à Cathy. Et on ne pouvait renier Destin. Il l'avait décidé, et c'est comme cela que ça s'est passé.

16h56. Pénétrant dans la bibliothèque, Penny inspira la délicate odeur de l'encre imprimée sur les livres, l'odeur de pages, vieilles ou neuves. Ses oreilles se concentrèrent sur le silence qui pesait sur le bâtiment, brisé par le doux murmure des pages qui étaient tournés. Penny sentait son cœur s'emballer tandis qu'elle traversait les étagères, remplies de livres à en craquer, chacun d'entre eux la fixant en murmurant « prend-moi, mes mots t'emporteront dans le plus beau monde qu'il soit, te donnant le plus merveilleux des sentiments ». Après une longue hésitation entre tous ces livres, elle finit par prendre À la Croisée des Mondes, Les Royaumes du Nord. Effleurant délicatement la couverture du livre, elle se laissa bercer par le léger frisson qui l'envahit à ce doux contact. S'asseyant à une table, elle ouvrit la première de couverture, pour se laisser plonger dans un nouveau monde que Penny ne connaissait pas, mais qu'elle allait bientôt découvrir...

20h30. Le soleil commençait à disparaître à l'horizon, ses beaux rayons orangés pénétrant par les fenêtres de la bibliothèque. Penny cligna des yeux. Perdue dans son roman, elle avait été coupée du reste du monde. Une main toucha son épaule, la réveillant, tout en la faisant sursauter. Se retournant, elle vit le visage de la bibliothécaire qui lui souriait.

- Je suis désolée, mais nous devons fermer la bibliothèque... Tu veux emprunter ce livre ?
- Je comprends. Je vais l'emprunter, je le finirai chez moi.

Confiant son livre à la jeune femme, Penny chercha Cathy des yeux. L'avait-elle abandonnée ? Faisant un petit tour, elle découvrit sa sœur, installée à une table, les yeux défilant à une vitesse incroyable, couvant les pages de son livre. Penny s'approcha à pas lents de sa sœur, la secouant légèrement.

- Cathy, ça va fermer.

Cathy sursauta, mais se calma en voyant que ce n'était que sa sœur.

- Oui oui... J'arrive.

La lycéenne ferma son livre, puis rejoignit Penny, voulant emprunter son livre, elle aussi. Puis, elles remercièrent la bibliothécaire et partirent. Dehors, l'atmosphère s'était rafraîchie, les derniers rayons du soleil teintaient le soleil d'une délicate couleur de flamme, transformant les nuages en de belles barbes à papa. Une petite brise vint faire bruisser les feuilles des arbres, qui devint un doux murmure, comme si elles s'échangeaient des secrets. Penny flânait tranquillement, regardant les arbres et les délicates fleurs aux fins pétales écarlates, qui formaient une couronne autour d'un petit cœur de pollen jaune paille. D'un coup, Cathy lui empoigna férocement la main, en la tirant, l'obligeant à marcher plus vite. Penny, étonnée, lui demanda :

- Hé ! Pourquoi tu marches si vite ? On est pas pressées !
- Si.
- Et depuis quand, Cathy ?
- Je veux continuer mon livre, Penny.
- Tu auras tout le temps ce soir et dem...
- Demain je vais au lycée.

Et c'est ainsi que se termina la conversation. La sauvagerie que Cathy avait manifesté envers Penny l'étonna. Sa grande sœur d'une habituelle douceur envers elle, venait de lui montrer son côté sauvage. Et c'est presque en courant, qu'elles retournèrent chez elles.

La veille, Cathy n'était pas descendue dîner, elle était restée lire dans sa chambre, et même lorsque Penny est venue lui souhaiter bonne nuit, c'est à peine si elle avait entendu ce que sa petite sœur lui avait dit. Déçue, Penny ne lut même une page de son nouveau livre avant de dormir. Étonnant pour une passionnée de lecture. Le lendemain soir, lorsque Penny vint saluer Cathy qui rentrait du lycée pour lui raconter sa journée comme à son habitude, elle traversa le pas de la porte, dans les bras d'un garçon aux mèches blondes qui tombaient délicatement sur son front, aux yeux d'un bleu d'océan. Il était beau, certes, mais pourtant, Cathy n'avait rien à faire de l'amour, elle n'avait jamais voulu connaître ce sentiment, livrant son temps à sa passion pour la lecture et aux études. Et aujourd'hui, elle débarquait avec un jeune homme qui posa délicatement ses lèvres contre les siennes, pour l'embrasser. Retournant à ses occupations, Penny les laissa seuls. Au fond, la fillette était contente pour Cathy, qu'elle ait des relations sentimentales, mais elle s'occupera moins d'elle. Penny eu un léger pincement au cœur à cette pensée.

Un peu plus tard, Penny apprit que le copain de Cathy se nommait Danny. Mais ce qui étonnait la fillette, c'est que sa grande sœur l'appelait toujours « Heathcliff ». Et ça, elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas non plus pourquoi à chaque fois qu'ils étaient ensemble, Cathy continuait de lire son livre, pourtant, il n'était pas très long. Non, elle le recommençait à chaque fois de nouveau. Elle était devenue folle. Cathy perdait la notion du temps, n'étudiait plus. Son troisième trimestre fut catastrophique, passant d'un 16 de moyenne à un 3. Pendant les grandes vacances, elle passait ses journées dans sa chambre, en lisant, relisant son livre, en pleurant et sanglotant. Cela devenait vraiment inquiétant. Plus tard, elle finit par appeler leur mère « Catherine » lui demandant à chaque fois pourquoi elle n'était pas morte, et finissait toujours par se laisser bercer par des flots de larmes sur son lit. Heureusement que Danny vint la soutenir encore parfois... jusqu'à août. Et pourtant le plus étrange, fut que par la suite, elle arrêta de rencontrer Danny, lui disant que la seule chose qu'elle avait de lui c'était de la violence physique et morale, alors que ce dernier voulait seulement aider Cathy a se sentir mieux. Et elle le remplaça par un autre garçon, Kevin, qu'elle appela Harenton. Leur amour avait l'air plus sérieux que la dernière fois, mais tout cela devenait inquiétant pour Penny, qui décida d'avoir une petite conversation avec Cathy. Elle en profita un soir où elle était relativement tranquille, lisant le même livre dans son lit.

- Cathy, il faut qu'on parle.
- Je lis, Penny.
- Tu l'as déjà lu.
- Je peux le relire, non ?

Penny fronça les sourcils en la fixant.

- C'est de la folie. Tu ne lis plus d'autres livres, tu ne fais plus rien... Tu deviens folle.
- Je t'interdis de dire ça de moi !
- Je veux récupérer ma Cathy. Celle qui m'aimait, celle qui jouait avec moi, celle qui me câlinait lorsque j'étais triste, celle qui aimait lire avec moi... Tu es devenue un horrible robot qui ne fait que lire ce fichu livre, je ne suis plus rien pour toi !

Penny quitta la chambre de sa sœur, les larmes aux yeux. Destin se jouait d'elle, et de sa sœur, et lui, il n'avait qu'à gratter sa plume gorgée d'encre sur une feuille blanche. C'était simple pour lui, mais c'était difficile pour Penny.

Rentrée des classes. Contente comme tout de rentrer dans une nouvelle école, Cathy avait promis à Penny de l'accompagner au collège, vu qu'aujourd'hui, la lycéenne était encore en vacances. Penny pensait retrouver sa sœur. Pourtant cette dernière n'était pas présente en bas, à l'heure du départ.

- Cathy ?

Penny courut dans les escaliers, jusqu'à la chambre de sa sœur, la respiration sacadée, son cœur battant la chamade, mais en ayant un grand sourire aux lèvres... qui s'effaça à la vitesse de l'éclair en voyant ce qui s'offrait à elle. Les premiers rayons du soleil pénétraient dans sa chambre, caressant le visage pâle et inexpressif de Cathy, étalée par terre. Sur sa poitrine, une énorme tâche pourpre la recouvrait, un mince filet de sang s'écoulait de sa bouche entrouverte, se déversant sur son tapis d'ordinaire immaculée. Ses longs cheveux châtains lui tombaient sur le front, sur son visage en sueur. Ses yeux pétillants de malice, affichaient une expression de douleur, toutes étincelles éteintes à jamais. Son bras était tendu sous son bureau et à son bout... le livre. Une intense douleur enveloppa délicatement le cœur de Penny, qui malgré son voile de larmes, s'avança pour caresser une dernière fois le visage de sa sœur. Puis son regard se porta sur son le livre qu'elle attrapa. Les Hauts de Hurlevent. Curieuse, elle retourna le livre pour en lire le résumé. L'émotion fut d'autant plus forte, car Penny comprit. Cathy s'était identifiée au personnage principal du livre. Cathy. Prise d'une fureur incontrôlable, Penny jeta le livre par la fenêtre. C'est depuis cet horrible jour qu'elle prit la décision de bannir les livres de sa passion et de son langage.

6 ans plus tard. Penny a le même âge que sa sœur Cathy qui a disparu en se laissant tuer par un livre. Pendant toutes ces années, elle n'a pas lu une page d'un roman. Et cela commençait vraiment à lui manquer. Penny prit la décision de reprendre sa passion, en allant faire un tour à la bibliothèque. Ah la bibliothèque... La dernière fois qu'elle avait été ici, c'était avec Cathy. Elle redécouvrait le silence absolu, rompu parfois par le doux murmure des pages de livre qu'une personne tournait. Elle redécouvrit l'excitation qui l'envahissait lorsqu'elle traversait les rayons remplis de romans. Puis, elle se décida par prendre un roman classique de la littérature anglaise : Les Hauts de Hurlevent. Après tout, rien de tel qu'un peu de culture ! Mais si ce livre avait été dangereux pour Cathy, Penny se laissa sombrer dans la même folie que sa sœur, s'identifiant au personnage principal. Tous les soirs, son cœur vibrait en diapason avec les personnages du livre, elle ressentait l'amour que le livre vous faisait ressentir, envahissant, enveloppant tout son cœur au complet. Le plus dur pour Penny, c'était lorsque le nom de Cathy ressortait noir sur blanc, continuant d'écarter le bord de sa plaie qui continuait à saigner dans sa poitrine, elle avait beau essayer d'y rester insensible, les larmes lui venaient aux yeux, c'était plus fort qu'elle. Cela lui rappelait que sa sœur avait définitivement disparu, et qu'elle n'arriverait jamais à tourner la page. Mais dans ce cas-là, elle se prenait pour Cathy, sa sœur qui l'avait quitté depuis déjà six ans. Et Destin avait décidé que la fin de Penny serait la même que celle de Cathy. Et ce fut par terre, sa main tendue sous son bureau, indiquant son livre, un filet de sang sortant de sa bouche qu'on la retrouva, définitivement morte. Dans la même position que Cathy, il y a déjà six ans.

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Texte III.

« Le jour s'est levé. »

Le jour était en train de se lever.

Camille était déjà là, assise sur son banc. Monsieur Joe était à côté d'elle, s'affairant dans son dessin. Ils s'étaient rencontrés peu de temps auparavant, et étaient devenus très vite inséparables, malgré la grande différence d'âge qui les séparait.

Camille était une petite fille solitaire et réservée. Elle avait dix ans, et durant toute sa vie, jamais ses parents ne s'étaient vraiment occupés d'elle. Sa mère était une styliste de grande renommée, partait tôt le matin et rentrait tard le soir pour s’occuper des plus grandes stars du coin. Son père était présentateur d’une émission à la radio, elle ne le voyait que pour les vacances ou pendant un jour ou deux par-ci par-là, qu’il passait à préparer sa prochaine émission. De plus, Camille était fille unique. Elle ne pouvait donc jouer avec personne.
Ils habitaient une grande villa, dans un petit village tranquille et silencieux. Camille n’allait pas à l’école. Ses parents lui payaient un professeur particulier qui venait tous les après-midis chez eux. Ils avaient aussi payé une gouvernante pour qu’elle s’occupe de la petite quand cette dernière restait seule. Le matin, elle pouvait faire ce qu’elle voulait, du moment que ce n’était pas une bêtise. Mais que pouvait-elle faire ? Elle était complètement livrée à elle-même. On pourrait penser que sa vie était idéale, mais non. Elle échangerait sa vie avec n’importe qui. Elle ne voulait pas de tout ça. Elle voulait être normale. Elle voulait aller à l’école, comme les autres.

Tout avait commencé un matin de début de printemps. La nuit que Camille venait de passer avait été atroce. Jamais elle n’avait autant pleurer de sa vie. Tout au long de cette nuit-là, elle avait enfin laissé couler ses larmes qu’elle retenait depuis si longtemps.
En se réveillant pour la énième fois, vers cinq heure du matin, elle avait eu une illumination. Elle savait ce qu’elle voulait faire. Sortir. Marcher. Courir. Prendre l’air. Oublier. C’était peut-être complètement fou, mais elle voulait au moins essayer. Sa chambre était au rez-de-chaussée, sa fenêtre donnait sur l’immense jardin de sa maison. Elle l’ouvrit. N faisant attention de ne faire aucun bruit, elle enjamba le rebord de la fenêtre, et sauta. Elle atterrit sans problème dans l’herbe humide du matin. Ca faisait du bien de sortir, de courir. D’être libre. Jamais elle n’avait connu cette sensation. Une idée traversa alors son esprit. Pourquoi ne pas aller plus loin ? Pourquoi ne pas sortir de sa villa, tant qu’elle y était ? Comme si elle avait été posséder, elle se dirigea vers le portail noir de la villa. Elle l’escalada sans souci. Enfin, elle arriva dans la rue. Rien ne pouvait plus l’arrêter. Elle marchait dans les rues, inspirant à chaque pas une grande bouffée d’air. Elle était heureuse.
Le jour commençait à pointer. La petite commençait à se fatiguer, mais elle ne voulait pas retourner chez elle. Alors, quand elle aperçut un parc de jeu pour enfant, elle y entra, et se laissa tomber sur un banc, à côté d’un monsieur qui était en train de dessiner. Elle reprit son souffle. Elle se laissa aller à la contemplation du lever du soleil. Elle s’émerveilla de la lumière, du paysage que la nature lui offrait. C’était tellement beau.

Quand le soleil fut assez haut et après l’avoir bien contemplé, Camille s’intéressa finalement au dessin de l’homme assis à côté d’elle. Elle ignorait ce qu’il représentait, mais elle admirait quand même ce que l’homme faisait. C’était une sorte de tableau avec des figures de toutes sortes et de toutes les couleurs mélangées. Camille se demandait bien ce que cela pouvait signifier.
- C’est beau ce que vous faites, monsieur. Qu’est-ce que c’est ?
L’homme tourna la tête vers la petite, comme s’il venait de s’apercevoir qu’il y avait quelqu’un à côté de lui. Il ne répondit pas. A la place, il sortit d’un sac qui reposait à ses pied un livre. Quand il l’ouvrit, Camille comprit que c’était là qu’il rangeait toutes ses œuvres. Il montra la première page à Camille. C’était une feuille blanche.
- A ton avis, qu’est-ce que c’est ça ?
- Ben… une feuille blanche, répondit la petite.
- Détrompe-toi, jeune fille. Ce n’est pas qu’une feuille blanche. C’est un dessin.
Décidément, Camille ne comprenait pas. La feuille n’était ni coloriée, ni ornée d’une quelconque chose.
- Mais c’est vide !
- C’est vide parce que quand je dessine, je dessine ce que je ressens, ce que mon Imagination me dit de faire. Quand j’ai créé ce dessin, je ne ressentais rien, je ne pensais à rien. Donc, ça a donné ça.
- Ah, je comprends ! Donc ce que vous dessinez là, c’est ce que vous ressentez !
- Bien réfléchi, jeune fille. Tu en as toi dans ta tête !
- Vous croyez pas si bien dire. Je n’ai jamais dessiner de ma vie !
C’est comme ça qu’ils firent connaissance. Depuis ce jour, tous les matins, un peu avant le lever du soleil, Camille venait retrouver l’homme dans le parc, sur le même banc. Ils lui enseignait tout ce qu’il savait pour que rapidement, elle puisse dessiner aussi bien que lui. C’était, en quelque sorte, devenue son apprentie.

Ce matin, l’homme, monsieur Joe, avait prit une grande décision. Il allait montrer tout son livre à Camille. Quand la petite arriva, il lui dit alors :
- Approche-toi, s’il te plaît.
Camille obtempéra. Il lui posa le livre dans ses mains. Elle l’ouvrit, doucement. Elle tomba sur la première page. La page blanche.
- Après réflexion, je crois que celui-ci est mon préféré, dit monsieur Joe.
Camille ne dit rien, et tourna une à une les pages du livre. Et comprit tout. Comme un écrivain faisait des autobiographies, il avait fait une sorte d’autobiographie à lui, mais pas par la même voie : par la voie du dessin. Elle comprit tout ce qu’il avait vécu, ses joies, ses peines, tout.
Elle arriva à la dernière page du livre. C’était une page blanche.
- Je ne l’ai pas encore fini, comme tu peux le voir. Il ne reste qu’une page, l’informa l’homme.
- Il est magnifique.
Elle n’arrivait pas à dire autre chose tant ce livre l’avait ému. Les larmes lui étaient même montées aux yeux.
Ce soir-là, en retournant chez elle, Camille avait l’esprit embrouillé. Elle était la première à lire la livre de monsieur Joe, et pour elle, c’était un grand, très grand privilège. Elle avait enfin un ami.

Alors que l’aube approchait, Camille, comme à son habitude, sortait de chez elle. Elle courut au parc pour retrouver son ami. C’était un matin de début d’été, il faisait bon. Camille était heureuse, comme souvent depuis qu’elle avait rencontré son ami. C’était donc avec le sourire qu’elle entra dans le parc.
Mais aussitôt qu’elle fut entré, son sourire s’effaça. Monsieur Joe n’était pas sur le banc. Elle scruta les alentours. Personne. Il n’était pas dans le parc.
Elle s’assit sur son banc. Où était-il ? Que faisait-il ? Elle n’osait même pas repartir chez elle. Elle ne voulait pas laisser tomber son ami. Elle resta donc assise sur le banc.

Le soir approchait. Il n’était toujours pas arrivé. Camille était restée là toute la journée. Elle s’en fichait qu’on s’inquiète pour elle, même si elle savait au fond de son cœur que chez elle, personne n’avait dû remarquer sa disparition. Son cœur se serra. Le parc était désert. Seule, elle pleurait doucement.
C’est alors qu’une dame apparut. Elle venait dans la direction de la petite. Camille la détailla rapidement : c’était une femme trapue aux longs cheveux bruns. Elle était habillée d’une blouse blanche, et portait un paquet dans sa main droite. Elle s’assit à côté de l’enfant.
- Tu dois être Camille, lui dit-elle.
La petite écarquilla les yeux. Qui était cette femme ? Elle la connaissait ?
- Comment connaissez-vous mon nom ?
La femme ne répondit pas. Elle croisa les jambes, puis se tourna vers Camille, en la regardant droit dans les yeux.
Enfin, elle lui tendit le paquet.
- Il m’a demandé de te l’apporter, dit-elle.
- Qui ?
La femme se leva. Lentement, comme possédée, elle sortit du parc, laissant Camille seule, son paquet à la main. La petite regarda longtemps le colis, puis se décida enfin à l’ouvrir. Elle poussa un petit cri de surprise en découvrant ce qu’il contenait. Le livre de monsieur Joe !
Elle prit l’ouvrage dans ses mains. C’est à ce moment que, en le prenant, une lettre tomba du livre. Camille le reposa et tendit la main pour récupérer le bout de papier. Elle le déplia.

Chère Camille,
Je suis désolé de ne pas t’en avoir parlé. Je suis tellement désolé. J’aurai dû te prévenir. Mais je voulais fuir la maladie, comme si accepter la réalité m’était impossible. Je n’osait me l’avouer à moi-même.
Ca faisait depuis longtemps que je savais que j’étais atteint d’un cancer des poumons. Maintenant, aux portes de la vie, je me dis que j’ai été bête. J’aurai dû en parler à quelqu’un, même si cette personne n’était qu’une petite fille de dix ans. Je regrette. C’est un peu comme un rêve, comme si je rêvais de la réalité : je vais mourir.
J’ai décidé de te léguer mon livre. Je sais que tu en prendras soin. Tu as été un rayon de soleil dans ma vie qui n’était faite, avant notre rencontre, que d’ombre. Je t’aime, et j’espère que tu te portes bien. Adieu.

Ton ami, monsieur Joe.


Camille relut la lettre deux fois. Dans quel hôpital était-il ? Il n’était peut-être pas trop tard, elle pouvait sûrement le voir une dernière fois ! Elle tourna le papier. Et découvrit qu’on avait écrit quelque chose là aussi. Ce n’était pas la même écriture que son ami, elle le savait. Elle lut alors ces quelques mots :

Il est mort dans la nuit.

Alors, elle comprit tout. La dame et l’auteur de ces mots, n’étaient en fait qu’une seule personne ! En réfléchissant, Camille déduisit que la dame devait être une infirmière de l’hôpital. Il était trop tard.

Elle n’osait pas pleurer. Sa tristesse était tellement grande que les larmes n’arrivaient pas à couler. Elle replia la lettre, qu’elle mit ensuite dans une poche. Puis, elle prit le livre dans ses mains. Et l’ouvrit.
Elle tomba sur la première page, celle qui les avait fait se connaître. Elle commença à pleurer à ce moment-là. Longtemps, elle regarda cette page, le cœur lourd. Les larmes coulaient lentement sur les joues de Camille. Puis, elle tourna la page.

Elle revit alors pour la deuxième fois la vie de monsieur Joe. Elle s’arrêtait parfois sur certains dessins qui valaient le coup d’œil. Puis, elle arriva à la dernière page. Elle était toujours vide. Non, pas complètement. En haut à gauche figuraient quelques mots, laissés par l’auteur du livre :
A toi de finir cet ouvrage. Je sais que tu es capable de faire le meilleur dessin du monde.
Il avait attaché à l’aide d’un bout de scotch trois crayons, les trois couleurs primaires : le rouge, le bleu et le jaune.
Camille les détacha soigneusement, les prit dans sa main et les caressa du bout des doigts. Elle inspira un bon coup, pour éviter que les larmes continuent à couler pendant qu’elle dessinait.
Puis, elle se munit d’un crayon et commençait, pour la première fois de sa vie, le dessin.

La nuit était en train de tomber.

Le jour s’est levé
Sur une étrange idée
Je crois que j’ai rêvé
Que ce soir je mourrai.

Téléphone, Le jour s’est levé.

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Texte IV.

Le bonheur d'un rêve n'est que le prélude de la douleur du réveil.

Oubli.

Parce qu’elle se rappelle encore de cette texture rugueuse, que ses doigts fripés caressent encore. Cette texture rugueuse, avec un petit relief. Des mots qui se détachent pour plus d’esthétique, la seule chose qui lui reste à présent. Cette texture rugueuse qu’elle caresse encore et encore, espérant ne jamais oublier cette impression, cette sensation. Espérant que jamais cela ne s’estompera de sa mémoire, tout en sachant qu’elle l’oublierait. Est-elle née tête en l’air ? Est-elle née, seulement ? Elle ne se souvient plus. Elle ne se souvient plus de rien, sauf de ses doigts caressant cette chose rugueuse dont elle a oublié jusqu’à son nom. Oublier, quel immense malheur. Ne tirer sa satisfaction que d’une seule chose dont on ne se rappelle plus le nom, quel malheur encore plus grand.

Souvenirs.

A-t-elle de la famille ? Un mari, des enfants ? Quelle drôle d’idée. Elle ne sait pas. Ou plutôt, elle ne sait plus. Ses doigts contre l’objet dur et plat, elle ne sait plus. Elle a des flashs de moments heureux, à rire dans l’herbe, avec un jeune homme à l’aspect un peu vieillot, comme une photo en noir et blanc jaunie par le temps. Elle se voit parfois assise dans un fauteuil avec un enfant sur les genoux, elle lui raconte une histoire. Le petit a les yeux qui brillent. Elle aussi, quand elle raconte, parce qu’elle se rappelle. Elle se rappelle d’un militaire qui la faisait voltiger dans les airs pendant ses permissions, ses galons à l’épaule. Elle se rappelle du nom de l’objet que ses doigts parcourent sans fin. Elle se rappelle. Elle se rappelle que parfois des gens venaient la voir et lui parlaient, échangeant avec elle des propos incohérents, et ils s’en allaient. Ils revenaient. Ou pas. Oh oui, elle se rappelle. Elle se rappelle ... Et elle oublie.

Rêve.

Elle cesse de caresser l’objet rugueux. Ca s’ouvre. Alors elle l’ouvre. Elle touche, les yeux fermés, de ses doigts fripés. C’est étrange. Le contact de ses ongles contre cet objet nouveau lui donne froid dans le dos. Et pourtant c’est tout petit, tout fin, si fragile, ça pourrait se déchirer d’un geste. En a-t-elle seulement la force ? Il y en a plusieurs, elle le sent sous ses doigts tremblants. Ca a l’air beau. Si seulement elle pouvait le voir ! Si seulement elle pouvait savoir, voir, lire, entendre, écouter à nouveau ! Elle attrape l’objet fin, le soulève, le repose. Dessous il y en a un autre, mais elle l’avait senti. Cela ne l’étonne pas. Petit poisson rouge, dans son bocal d’éther, cela ne l’impressionne plus. Plus rien ne l’impressionne. Plus rien n’est nouveau, tout recommence sans cesse. Elle oublie, elle réapprend. Ca la lasse. C’en est assez.

Evasion.

Elle ferme l’objet et repose sa main sur la texture rugueuse. Tout, enfin, tout lui revient. C’est l’histoire d’une fille qui veut suivre un lapin blanc et qui tombe dans un terrier. Alice ... Au Pays des Merveilles. Oui, c’est vrai. Le Chapelier Fou. Le Lapin. La petite souris. Le Lapin de Mars. La Reine de Cœur. C’est l’histoire d’une petite fille qui quitte sa réalité pour s’enfermer dans son rêve, mais qui finalement décide de revenir au réel. Pourquoi ? Elle, la main posée sur la couverture de l’œuvre, elle ne comprend pas pourquoi la petite fille a voulu revenir au réel. L’imaginaire n’est-il pas plus beau ? A quoi bon revenir, si c’est pour vivre, travailler toute sa vie, et finir par mourir ? Ca doit être reposant, la mort ...Ca y est. Elle s’évade. Elle suit le lapin blanc dans le terrier, au milieu de ce bruit régulier qui lui vrille les tympans, au milieu de l’agitation du monde. C’en est assez. Elle n’est certes pas Alice, mais elle s’enfuira dans le terrier du lapin blanc. Elle prendra le thé avec le chapelier fou et le lièvre de mars. Elle jouera avec la reine de cœur. Mais avec des balles, pas avec ces innocents animaux. Oui, c’est bon, elle s’évade, enfin ! Sa conscience s’envole, elle se sent légère, elle vole ! Enfin, tout est fini ! Jamais elle ne quittera cet imaginaire, plus merveilleux que le réel si fade, si maussade !

Réveil.

Couchée dans un lit d’hôpital, une vieille femme sourit. Soupire. C’est son dernier souffle qui s’enfuit entre ses lèvres. Le bruit de la machine se fait de plus en plus faible. Les médecins s’agitent autour d’elle, tentant de la ranimer, de la faire revenir, mais sans succès. Il est vain d’essayer de retenir celui qui ne veut s’attacher. Les médecins s’arrêtent, démoralisés. L’échec médical, un coup dans leur honneur. Encore une patiente atteinte de ce mystérieux syndrome qui s’éteint. Encore une, en effet. Les journalistes vont en faire choux gras, et ridiculiser cette incompétente équipe qui n’a pu sauver une vieille dame, atteinte d’Alzheimer.
Seul, un médecin semble remarquer que la vieille femme est morte heureuse, les doigts agrippés à quelque chose qui semblait très précieux à ses yeux. En dénouant ses doigts, le médecin parvient à lire le titre qui se détache de la couverture, rugueuse d’avoir été autant caressé, rugueuse d’avoir porté tant d’espoirs. Alice au Pays des Merveilles.

Eternité.

Car les ailes de l’imaginaire, aussi vives qu’un dragon, ont emporté cette femme qui voulait vivre au pays où elle vivra ... Mais seulement dans ses rêves.

Ci-gît une vieille femme atteinte de l’Alzheimer.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Texte V.


<< Il était une fois… >>

Il fait sombre. Ni fenêtre, ni lumière. Un placard à balais ? Sûrement. Et à côté, des cris. Soudain, la porte unique s’ouvre. Une femme entre. Elle pousse quelque chose avec un coup de pied - un enfant ? La chose bouge. C’est une petite fille. Elle doit avoir entre cinq et six ans.

Cela fait maintenant trois ans qu’elle est enfermée dans ce placard à balais, n’en sortant que pour subir les horreurs que sa mère lui fait subir. Elle est triste, elle a mal, elle saigne. Moult blessures et séquelles sur son corps. Elle subit ce cauchemar depuis maintenant trois ans. Elle veut laisser son corps là, et partir à tout jamais. Elle ne veut pas rester ici, dans ce placard. Elle veut s’évader dans son monde à elle…

Soudain, la mère rentre de nouveau. La petite se recroville. Heureusement pour elle, sa mère est normale. Elle tiens quelque chose entre les mains. Quelque chose de plat
et carré, quelque chose de beau. Il y a des belles couleurs comme elle n’en a jamais vu à l’intérieur. Sa mère l’ouvre, et lit. C’est une histoire merveilleuse, avec une princesse emprisonnée et un prince qui vient la libérer. La petite fille s’évade alors dans un monde peuplé de dragons et de licornes, dans un monde où la méchante sorcière meurt, et où la princesse est heureuse.

La mère s’arrête alors de lire et regarde sa fille, fruit d’un viol, cinq ans plus tôt. Si elle la bat, si elle abuse d’elle, c’est qu’elle en a honte. Cette petite innocente reflète sa peur et son mal-être. Elle ne mérite pas de vivre.

Soudain, elle donne le livre à la petite. Cette dernière alors l’ouvre, et le serre dans ses bras. Elle ne voit pas le danger venir. Elle est bien trop absorbé par le dessin du prince charmant.

Elle s’écroule, le livre aux couleurs chatoyantes toujours dans ses mains, serré contre son cœur. La mère regarde sa fille, la barre de fer à la main. Elle n’en pouvait plus, elle ne voulait plus que cet enfant vive. Elle regarda la petite, puis le livre. Elle donne alors un coup de pied dans la tête de la petite, envoyant valser le livre lumineux.

Plus tard, la police arrive, alertée par des voisins qui avaient vu la mère essayer de se suicider. Il découvre alors une petite fille dans un placard du deuxième étage. Elle est morte, mais à un livre dans ses bras. Avant de mourir, elle s’était trainer jusqu’au livre et l’avait serré, encore et encore. Elle était morte, mais son cœur restait à tout jamais dans l’œuvre de l’auteur, caché entre les lignes, derrière les images…

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MessageSujet: Re: Vote concours 1 livre : du 28.05.10 au 5.06.10   Ven 28 Mai - 21:16

    Oh yeah, j'ai l'honneur d'inaugurer ce vote. What a Face

    Alors... j'ai vraiment eu une grosse, mais vraiment grosse hésitation entre le texte III et IV. Les deux étaient tristes et beaux à la fois. Le texte III reflète un peu la vie, et la fin est bien réfléchi, car on découvre pourquoi la dernière page du livre était blanche à ce moment là. Sur celui-là, je n'ai pas grand-chose à redire sur le style de l'écriture ou même la qualité. Par contre, j'ai trouvé que ce texte était moins en rapport avec le thème que l'autre. Enfin ce n'est que mon humble avis. Le texte IV, était très bien écrit aussi, par contre j'ai été légèrement déçue par les répétitions. Dommage. Mais je l'ai quand même choisi, parce que je trouvais qu'il se rapprochait plus du thème que l'autre. Mais les deux étaient magnifiques *w*

    Bravo à tous (:
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MessageSujet: Re: Vote concours 1 livre : du 28.05.10 au 5.06.10   Ven 28 Mai - 22:57

Je n'ai lu que les deux premiers et pour l'intant, je suis un peu déçu.

Je n'ai rien à dire car je n'en ai même pas fait mais :

-Les répétitions du premier m'ont un peu rebuté
-De plus la fin m'a paru un peu plate... (je crois qu'il y a un problème de concordance dans la dernière phrase : " Comme quoi, vous auriez tort de sous-estimer le pouvoir des mots écrits sur du papier."

Sinon le travail d'un style enfantin est réussi (trop ?), même si les "à moi" et l'opposition entre les "on" et les "je" peut agacer un peu à la fin. C'est une question de gout (excusez moi il n'y a pas d'accent circonflexe )

-Sinon le texte deux je l'ai trouvé bien et original. Mais ce qui était original je ne l'ai pas trouvé bien. Et ce qui était bien n'était pas original. C'est bien écrit mais un peu long pour pas grand chose en fait.

Désolé si je suis pas super positif ! Je lis le reste plus tard !
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MessageSujet: Re: Vote concours 1 livre : du 28.05.10 au 5.06.10   Ven 28 Mai - 22:59

J'ai voté... le texte trois. Je l'ai immédiatement préféré aux autres... Je sais pas pourquoi... mais bon =)
Les autres étaient aussi cools, mais je vous explique un peu mes réflexions :
-Texte 1 : j'ai du le lire deux fois avant de le comprendre -_-" et puis la forme m'a direct repoussée... Bref, ensuite, c'est une question de gout.
-Texte 2 : L'histoire... est sympathique, mais un peu trop... je sais pas, je trouve les personnages attachants, mais trop superficiels. Magie du livre, certes... mais pas trop, quoi..
-Texte 3 : kiaaaaa drunken je l'adore *_* les personnages, l'histoire, la façon dont c'est écrit, tout...
-Texte 4 : J'ai aussi beaucoup aimé, mais je l'ai trouvé trop strange pour moi -_-"
-Texte 5 : très touchant aussi, mais bon... la psychopathe m'a fait peur ... =) je le trouvais un peu bizarre aussi.

Bref. Bravo à tous =)
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MessageSujet: Re: Vote concours 1 livre : du 28.05.10 au 5.06.10   Sam 29 Mai - 13:52

    Alors... j'ai voté le texte quatre.

    Déjà, le texte un, je ne l'ai pas trop compris. Je ne vois pas trop l'intérêt du texte, en fait. Et la dernière phrase m'a étonnée, je trouve qu'elle n'a pas de rapport avec l'histoire.

    Le texte deux était pas mal, je dois dire que j'ai failli voter pour. C'était bien écrit. Cependant, je trouve que quand les deux filles meurent, on ne sait pas trop pourquoi. Oui, d'accord, elles se sont identifiées à la fille du livre, mais de là à se tuer ? Et comment se sont-elles tuées ? Bref. Sinon, il était vraiment super. : )

    Pour le texte trois, je ne dirai rien (devinez pourquoi Razz ).

    Le texte quatre... il était génial, vraiment. L'histoire et le déroulement étaient bien trouvés. Et les mots-clés avant le paragraphe donnaient un bon effet. Contrairement aux autres, j'ai trouvé qu'on ressentait vraiment quelque chose quand on le lisait. Bref... il m'a beaucoup plus.

    Le texte cinq était pas mal. L'idée était bonne. Par contre, je vois mal la mère qui déteste sa fille aller lui raconter une histoire... Et puis il y a une chose qui me gène un peu. Quand la mère entre dans le placard, elle est désignée comme "normale". Or, elle n'a pas l'air vraiment normale, puisqu'elle tue sa fille. Et puis une mère normale ne laisse pas sa fille dans un placard... il faudrait trouver un autre mot pour la qualifier.

    Voilà. Un grand bravo à tous, sinon, j'ai quand même pris du plaisir à vous lire. : )
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Champifeuille



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MessageSujet: Re: Vote concours 1 livre : du 28.05.10 au 5.06.10   Dim 30 Mai - 20:49

Je ne vote pas

Je ne m'appliquerai pas à détailler le texte 1 car j'ai l'impression qu'il raconte du vécu. Je propose juste d'y ajouter un peu plus de sentiments, car il ne m'évoque pas grand-chose et je n'ai pas tellement accroché.

Le texte 2 est trop long à démarrer, et le passage que je dirais "intéressant", donc abordant le plaisir de la lecture itoo, ne démarre qu'à la fin, sur deux lignes, avant le suicide de la fille. Dommage, en somme.

Le texte 3 est sympathique, l'idée d'un livre abritant les oeuvres d'une vie, du ressenti du moment, c'est bien, mais il manque pour moi d'émotion. Il parle d'une amitié et d'une mort, il aurait peut-être fallu rajouter plus de texte pour évoquer leur amitié grandissante, puis la brutale séparation, bref faire venir les larmes. J'aurais aimé voter pour lui mais comme il manque ce quelque chose, je ne le fais pas.

Le texte 4.

Le texte 5 est très étrange. Une maman qui bat sa fille et qui va lui lire une histoire comme si de rien n'était ? Bref je trouve ça assez mal monté, et ça manque également d'émotions. Oui, je m'appuie beaucoup sur le ressenti.

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MessageSujet: Re: Vote concours 1 livre : du 28.05.10 au 5.06.10   Mar 1 Juin - 18:19

Je ne voterais pas. J'ai trois amies proches dans ce concours, deux m'ont montré leur texte, et la troisième, j'ai reconnu son style sans problème. Je commente toutefois le textes. (:

Le premier ... Je n'ai pas vraiment compris l'histoire, en fait. A supposer qu'il y ai une histoire ? C'est celle d'une fille qui rencontre son premier ami - ou bien l'amour ? - entre les rayonnages de la bibliothèque. Certes. Mais voilà quoi. Je suis peut-être dure, mais je ne trouve pas sa vie particulièrement triste. Un divorce, c'est dur à vivre, mais ça passe. D'un autre côté, sachant qu'elle n'a pas d'amis, la douleur est décuplée. Enfin bref. Je n'ai pas vraiment aimé, je trouve la fin mal tournée.

Le second ne me plait pas du tout. L'idée que la fille se suicide parce qu'elle s'est identifiée au personnage principal ... Ca me fait un peu bizarre. Je n'ai jamais lu les Hauts de Hurlevent, ensuite, et peut-être la nouvelle a un rapport avec le livre ?
Ce qui m'a assez frappée sur le coup, aussi, c'est que Penny vient de perdre sa soeur. Elle ne fond pas tout de suite en larmes, elle a le temps de caresser sa joue, de prendre le bouquin et de lire le résumé avant. Je sais pas, moi, si ma soeur se tuait pour un livre, j'aurais même pas envie de regarder ledit livre. Je fondrais en larmes, j'hurlerai, je me serrerai contre elle et je pleurerais jusqu'à ne plus avoir de larmes. Après, en suite, je me prêterai peut-être attention au bouquin, sur lequel je passerai mes nerfs (je le balancerai partout, je déchirerais ses pages, je le brûlerai ... Un peu de tout quoi.)
Ensuite, comme l'a dit mon cher Panda, comment se sont-elles suicidées ? Tout ce qu'on sait, c'est qu'il y avait un livre, qu'elles vomissaient du sang et qu'il y avait une tâche de sang sur leur ventre. Bah oui mais quand on se suicide, pour qu'il y ai autant de sang, il faut une arme à feu, un couteau, quelque chose, non ?

Le troisième, rien que le nom me plait. J'adore Téléphone, et Le Jour S'est Levé fait partie des chansons qui me donnent envie de pleurer, et sur lesquelles j'aimerai écrire. Ca m'a émue. Le cancer des poumons a failli me faire pleurer, je pense que l'auteur sait pourquoi ? x). L'idée est vraiment belle, et si, dans un soucis d'impartialité, je ne vote pas, je pense que ce texte et le numéro quatre seraient les deux entre lesquels j'hésiterait. J'ai vraiment aimé ce texte.

Le quatre est super lui aussi. Sachant de qui il est, tout comme le numéro trois, je ne vote pas. Et puis, la fin ... Le dragon. La vieille femme. L'imaginaire. Le Dragon, Ellundril Chariakin, les Spires ? Ou alors c'est moi qui fait des interprétations bidons, je ne sais pas. XD

Et enfin le cinquième. Il est vrai que le fait que la mère batte sa fille, puis lui donne un bouquin sans que la petite ne se méfie est un peu surprenant, mais ça ne m'a pas choquée plus que ça que la mère la tue. C'est compréhensible : elle bat sa fille sans pouvoir s'en empêcher, elle s'en veut, elle ne sait pas quoi en faire, alors, sous l'emprise de la peur et de la détresse, elle la tue. Puis essaie de se tuer elle-même parce qu'elle regrette son acte.

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MessageSujet: Re: Vote concours 1 livre : du 28.05.10 au 5.06.10   Lun 7 Juin - 0:48

    Je ne voterai pas.
    Tous simplement parce que le vote est termine x') Mais etant donne que j'ai vraiment apprecie ma lecture, je vais tout de meme commenter :)

    Texte I
    Elle est pas mal, l'ecriture est sympa, mais a une moment, le recit est coupe. Comment expliquer cela... A un moment du texte, on dirait que, au lieu d'inciter le lecteur a s'identifier au personnage principal, c'est l'euteur qui prend ca place, et c'est hautement deplace. Puis ca reprend normalement. Mais... Il y a tout de meme une coupure malvenue. Je trouve öalgre tout le texte un peu simple, presque bateau. Mais sinon, l'ecriture est bien tournee, et certaines figures de style sont interessantes.

    Texte II
    Joli. Tres joli, meme. J'ai vraiment apprecie : l'histoire est envoutante, captivante, et on veut savoir la suite. Au bout d'un moment, la chute, tant atetndue, et qui n'en est pas vraiment une, devient le titre du livre. On l'attend, on ne veut pas faire de supposition, mais on veut savoir le titre du livre. Il nous le faut. En tout cas, ne l'ayant jamais lu, c'est l'emotion que j'ai ressenti. Quelq'un l'ayant deja lu doit moins apprecier. Ensuite, on nous le donne, presque abruptement. Et on est pas satisfait, parce que ce que l'on qttendait est tourne en derision, lache dans l'action pour quelque chose de plus grand, qui se devine lentement. Avant meme le dernier paragraphe, on se douet que lÄhistoire est tragique pour Penny, Par contre, le dernier paragraphe est mal ecrit, surtout par rapport aux autres. Aucune attente, aucune cohesion dans le cheminement des idees, juste l'idee de se debarasser du fardeau d'ecrire. Ce n'est que mon avis, mais selon moi, si le texte en lui meme est beau, la fin est loupee. Et l'histoire, en passant, est quand meme un peu bizarre, pas credible. Dommage ><

    Texte III
    Oh. Je crois que c'est le plus a meme de representer le sujet. On ne parle pas ici de l'ecriture, de la lecture, ni meme d'histoire. Non, ici c'est un livre. Un livre de dessin -Mais qu'importe ?, un livre tout de meme. Je ne crois pas avoir grand chose a dire dessus. C'est beau, tout simplement.

    Texte IV
    Rugueuse, rugueuse, rugueuse. C'est un mot trop abrupte pour faire une bonne repetition. Mais a part ca, l'ecriture, tres oprtee sur les sentiments et la conscience, est vraiment belle. Le premier paragraphe n'attire pas, est trop... Dur ? Dans le sens de l'ecriture, pas des sentiments. Mais ensuite ca s'arrange. C'est doux. On se sent flotter en meme temps que la femme. Jeune femme ? Vieille femme ? Quelle importance. La derniere phrase, en italique, n'est pas appropriee, je trouve. Quelque chose de... Magique aurait mieux convenu, je pense. Mais sinon... Oui, c'est beau. Tres beau. Aah, Alice.

    Texte V
    C'est vraiment bien pense, et ca pourrait vraiment etre beau. Vraiment. Mais qu'est-ce que c'est rapide ! Le lecteur n'a pas le temps de comprendre l'enfant, de s'y identifier. On a l'impresion d'une belle musique, triste et douce, jouee en accelere, comme pour arriver rapidement a la fin, et plus rien. Plus rien. Il manque des details, il manque de la description. Il manque du coeur.
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MessageSujet: Re: Vote concours 1 livre : du 28.05.10 au 5.06.10   Mar 15 Juin - 13:08

    Le vote blanc prédomine en masse, on assiste à un bel ex-aequo entre les textes 3 et 4, qui sont donc nommés les gagnants de ce premier concours.

    Félicitations à Panda, auteure du texte 3, et à Champifeuille, auteure du texte 4.

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MessageSujet: Re: Vote concours 1 livre : du 28.05.10 au 5.06.10   

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Vote concours 1 livre : du 28.05.10 au 5.06.10

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